If you no longer have a family, make your own in clay!
Ahmed Umar
Performance participative
Cette performance est inspirée d’un dicton local de la région où Ahmed a grandi. Utilisé pour exprimer la déception et la frustration que peuvent susciter les proches. En substance, on pourrait le traduire par : « Parfois, il est préférable d’avoir des proches en argile qu’en chair. »
Ahmed réutilise donc cette métaphore pour exprimer son expérience alors qu’il annonçait son coming out en tant que gay.
Pour TRANSFORM!, Umar convie le public à se salir les doigts lors d’un atelier de création de personnages en argile. À l’issue de cet atelier, l’artiste donnera vie à ces personnages qui constituent l’élément phare de sa performance.
Durée : atelier, 45 min
19h30 Performance, 45 min.
Ahmed Umar (né en 1988 au Soudan) est un artiste pluridisciplinaire qui vit et travaille à Oslo. Il a obtenu son diplôme de maîtrise en arts médiatiques et matériels à l'Académie nationale des arts d'Oslo en 2016. À travers son art, Umar a également été une figure de proue importante pour les personnes queer d'origine musulmane en Norvège et au Soudan.
L'ÉDITO de cette 3ème édition du festival :
" Le festival TRANSFORM! – festival des créations queer contemporaines – revient pour sa 3ème édition avec un esprit toujours plus festif, contemporain, nomade et militant. Après la Villa Alliv en novembre 2015, la Déviation en avril 2017, rendez-vous du 4 au 12 septembre dans 3 lieux de Marseille : Vidéodrome2, KLAP Maison pour la danse, Montevideo centre d’art. Cette année encore la programmation de TRANSFORM! dit le dynamisme, les combats, les luttes et les engagements sociétaux du collectif IDEM en montrant la vitalité des cultures minorisées et invisibilisées face aux discriminations raciales, culturelles, de genres et d’orientation sexuelles, dont elles sont victimes.
Être pédé, gouine, trans, intersexe, c’est être dans la minorité estimée à plus de 10% de la population.
Être racisé.e c’est être dans la minorité estimée à plus de 30% de la population.
Être femme c’est être dans la majorité qu’on minorise.
Penser une programmation de création queer contemporaine avec ces éléments comme socle de réflexion, c’est penser TRANSFORM! en termes de déconstruction et de décolonisation. Déconstruction de nos structures de pensées, en les questionnant sur leurs fondements misogynes, LGBTphobes, coloniaux et esclavagistes. Décolonialisation des corps, des genres, des mémoires, des imaginaires, des arts et de la culture, en repensant nos rapports au pouvoir et aux privilèges qu’ils donnent afin de combattre toutes les formes de domination et d’invisibilisation. Ainsi, cette année encore, TRANSFORM! montre la pluralité de ce qui nous fait, de ce qui nous constitue : nos sexualités, nos corps, nos désirs, nos identités plurielles, nos cultures multiples.
Bon festival à toutes et à tous,
Le collectif IDEM "